OCTOBRE ROSE !

Vendredi 13 OCTOBRE. 973a65f4a9a40f64a9f890b1a48c5590

Tu vas sûrement te demander pourquoi je te note la date au début de cet article alors qu’auparavant je ne l’ai jamais fait, donc non cela n’a rien à voir avec le chiffre ni même le jour mais c’est sur le mois d’Octobre que j’avais envie d’attirer ton attention. 

Il y avait un sujet dont j’avais très envie de te parler sur le blog, un sujet important à mes yeux et j’espère aux yeux des tiens également. 54 000 c’est un chiffre énorme je suis d’accord avec toi et bah figure toi que c’est le nombre de nouveaux cas annuels de femmes atteintes du cancer du sein tu sais ce vilain crabe qui est le cancer le plus courant chez la femme. Et si je te parle de ça ce mois-ci ce n’est pas anodin.

Le mois d’Octobre est le mois de la sensibilisation au cancer du sein on l’appelle Octobre Rose, il est symbolisé par un petit ruban rose (couleur choisie par l’entreprise Estée Lauder en 1992) utilisé par les entreprises, des personnes ou des organisment qui s’impliquent dans la sensibilisation au cancer du sein. Durant ce mois d’octobre de nombreuses campagnes sont organisées dans différentes villes afin de récolter le maximum de fonds pour aider la recherche contre le cancer du sein et afin d’inciter les femmes à aller passer des mammographies ou bien encore se palper régulièrement la poitrine pour voir si il n’y a pas d’anomalies (demandez à vos amoureux je suis sûre qu’il seront ravis de vous aider !). Près de 3000 femmes pourraient être sauvées si on faisait chacune cela régulièrement c’est énorme ! 

Mais aujourd’hui j’avais pas seulement envie de te faire un article en  t’expliquant ce qu’est Octobre rose & te parler du cancer du sein avec des chiffres ou des explications de la maladie j’avais envie d’aller plus loin, j’avais envie de partage pour cet article si particulier. Et puis un soir en regardant Instagram je suis tombée sur le profil d’Amélie. J’ai défilé ses photos, j’ai lu ses textes et j’ai été touché… en plein coeur par son courage, sa rage de vaincre, son histoire et cette envie de VIVRE ! J’ai hésité longuement et je me suis décidée à contacter Amélie, je lui ai expliqué l’idée de mon article, mon envie de te sensibiliser à cette cause et elle a gentiment accepté de te partager l’histoire de sa vie et de son combat contre le cancer et elle l’a très bien fait tu va voir, ça lui tenais à coeur également de partager là dessus et de te sensibilisé c’est pourquoi j’ai décidé de te laisser en tête à tête avec elle le temps d’un article pour qu’elle te partage son histoire…

 

Je m’appelle Amélie j’ai 31 ans (32 dans quelques jours mais à ce jour c’est 31 ! ☺) je suis infirmière en laboratoire d’analyses depuis 5 ans. Je suis mariée depuis 1 an mais en couple avec mon petit homme depuis bientôt 14 ans. J’habite en région toulousaine et suis l’heureuse maîtresse de 4 chats et depuis peu d’un bébé dalmatien !

– Quand as-tu découvert ton cancer ? À quel âge ? Et dans quelles circonstances ?

J’ai découvert mon cancer du sein à 28 ans après un protocole de fécondation in vitro. Durant les semaines où je m’injectais des hormones pour stimuler la production d’ovules j’ai commencé à sentir 2 boules dans mon sein droit qui me faisaient mal. Mais je pensais que cela était dû au traitement hormonal. Suite à ce protocole et à son échec (je ne suis pas tombée enceinte après le transfert d’embryon) j’ai consulté mon gynécologue car les boules ne disparaissaient pas. Son inquiétude à été immédiate. J’ai passé rapidement une mammographie une échographie puis une biopsie. Le résultat est tombé carcinome canalaire infiltrant bifocale de grade 3, très avancé et très agressif.
J’étais opérée quelques jours plus tard, pour une ablation du sein et de la chaîne ganglionnaire. 4 ganglions étaient métastasés. Puis le protocole classique 6 cures de chimiothérapie, 25 séances de radiothérapie, 2 ans d’hormonothérapie. Et reconstruction mammaire avec ablation du sein gauche en prévention d’une récidive. En décembre 2016, nous avons décidé avec mon oncologue d’arrêter l’hormonothérapie pendant quelque temps pour retenter le projet bebe. Et lors du bilan d’extension on me découvrait une dizaine de métastases dans le foie. De janvier à juillet 2017 j’ai eu à nouveau 6 cures de chimiothérapie et depuis je suis sous chimiothérapie orale, en comprimés.

– Comment as-tu vécu l’annonce de la maladie ?

Je m’étais préparée au pire après les premiers examens. Mais j’avais peur et surtout peur de faire de la peine à mes proches. La première annonce a malgré tout été difficile à encaisser… j’ai eu l’impression que le sol s’affaissait sous mes pieds et que j’allais tomber dans un gouffre sombre. Et puis il a fallu rebondir tout de suite pour paraître forte pour l’entourage et c’est ce qui m’a aidé à garder le cap et à être positive. La seconde annonce à été plus délicate à accepter… car je savais où je mettais les pieds et je n’avais aucune envie de replonger dans les traitements. J’ai pensé que c’était la fin pour moi. Et l’envi de vivre est plus forte que tout. Alors j’ai repris le dessus et je me bat depuis pour survivre !

– Quels traitements as-tu subi ? 

J’ai subi en tout durant ces 3 dernières années 12 cures de chimiothérapie injectables, 25 séances de radiothérapie, 2 ans d’hormonothérapie et chimio orale depuis 3 mois et demi, que je risque de poursuivre pendant plusieurs années si je la supporte bien !
Et 5 chirurgies pour l’ablation et la reconstruction de ma poitrine.

– Comment as-tu vécu ta perte de cheveux car c’est vrai que c’est quelque chose de difficile ? Pour toi ça a été une atteinte à ta féminité ? 

Lors de la découverte de mon premier cancer j’avais les cheveux très longs. Ils m’arrivaient aux fesses ! C’est la première chose à laquelle j’ai pensé… j’ai commencé par les couper au carré. Puis quand ils ont commencé à tomber mon mari m’a rasé la tête. Cela a été très difficile de me voir comme ça. Le reflet dans le miroir me rappelait sans cesse que j’étais malade… et puis ils ont repoussés ce fut un réel soulagement j’en prenais grand soin. Cette année les perdre à été encore plus dur à gérer… je n’imaginais pas devoir revivre cette épreuve… je ne me supportais plus comme ça, j’avais hâte de retrouver ces petits moments futiles où tu te sèches les cheveux ce genre de choses…

– Quelles astuces bien-être et beauté peux-tu conseiller durant la chimiothérapie ?

Durant la chimiothérapie je n’ai jamais voulu me laisser aller. Le teint est gris, les yeux sont cernés tu n’as plus de cheveux de cils de sourcils. J’ai fait réaliser un tatouage semi-permanent des sourcils. Pour les cils je ne mettais pas de faux cils de peur que la colle abîme les bulbes mais un joli trait d’eye-liner rendait très Bien. Et puis j’ai commencé à me maquiller beaucoup plus qu’avant comme pour attirer l’attention sur autre chose que ma tête chauve ! Des rouges à lèvres bien colorés des pommettes toujours bien roses. Il est également indispensable de protéger ses ongles des traitements, donc mes mains étaient toujours bien manucurées et j’ai petit à petit retrouvé ma féminité au travers de ces artifices. Malgré l’absence de cheveux et de ma poitrine.

– Entre l’avant et pendant la maladie qu’est-ce que tu penses qui a changé en toi ? 

Avant la maladie le regard des autres m’importait beaucoup, et depuis je vis comme je l’entend et le regard des autres me gêne moins, même lorsque j’avais perdu mes cheveux, je n’ai d’ailleurs presque pas porté la perruque que j’avais acheté, je trouvais les foulards bien plus faciles à supporter et plus agréable à porter.
Je vis désormais au jour le jour, je prends chaque moment que m’offre la vie et j’en profite ! Je fais toujours autant la fête, peut-être même plus, et c’est souvent mon corps qui me rappelle à l’ordre. Mais je ne veux pas vivre que « dans » la maladie.

– Pour toi l’entourage joue-t-il un rôle important pendant la lutte contre la maladie ? 

L’entourage est primordial ! L’amour de ses proches, de la famille de son conjoint de ses amis permet de garder la tête hors de l’eau. Alors il y a souvent dès maladresses parce que la maladie fait peur et les gens ont besoin parfois de minimiser pour se protéger et se dire qu’on va s’en sortir. Mais il faut savoir expliquer ne pas se braquer et parler de la maladie. Je n’ai personnellement jamais eu de tabous concernant ma maladie et cela m’a aidé à extérioriser.
Et si l’entourage n’est pas apte à entendre les moments de peur de tristesse ou de doutes, les « sœurs de combat » sont un soutien incroyable ! Grâce aux réseaux sociaux j’ai eu la chance de rencontrer des femmes extraordinaires. Certaines m’ont permis de prendre conscience que je n’étais pas la plus à plaindre loin de là, elles sont un moteur pour moi et un lien très fort nous unit les unes aux autres.

– Quels sont tes rêves et projets après cette période difficile ? 

Mon projet bébé reste une priorité même si je sais au fond de moi que je dois en faire le deuil.
J’ai réalisé en octobre et novembre 2016 une formation de prothésiste ongulaire, et je travaille avec un gel organique qui respecte l’ongle afin de travailler auprès de femmes en traitement de chimiothérapie. Aider les autres femmes à traverser cette phase difficile de leur vie est devenu un moteur pour moi. Les soutenir me permet de me dire que tout ce qui m’est arrivé n’aura pas été vain.

– Qu’as-tu à dire aux femmes qui te lisent aujourd’hui ? 

Je souhaite leur dire que nous avons la chance d’être soignée à notre époque, la recherche avance, les traitements évoluent. Biensûr il y a des moments très difficiles ce n’est pas une balade de santé (c’est le cas de le dire !) mais garder le moral est très important pour la guérison. Il faut se nourrir de l’amour de ses proches et vivre vivre vivre ! Profiter de chaque instants et se faire plaisir !

Retrouve Amélie sur Instagram " amelief00 "-5.png

 

 

14 commentaires sur « OCTOBRE ROSE ! »

  1. C’est un très bel article. .Un bon choix….et bravo à Amélie pour son courage et son récit qui me touche..forcément. …pleins de bonnes choses à toi pour l avenir….Bravo à toutes les deux !!!💖

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  2. Bravo Amélie , on fait de belles rencontres tous les jours au cours de notre vie et certaines nous font comprendre le courage du combat qu’elles doivent affronté au quotidien !! N’oublions jamais que tous nos petits maux ne sont rien comparé au combat de certains et certaines !! Carpe Diem .

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  3. J’adore vraiment ton article ! Il change des autres, mais tu parles d’une cause tellement importante ! Et le témoignage d’Amélie rend ton article encore plus intéressant et touchant. Je lui souhaite tout le courage du monde pour affronter cette épreuve ! Et encore bravo à toi d’avoir parlé de cette fichue maladie ! 😘

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